Une franche semaine de décharge après le WEC dans les Aravis m'a permis de bien récupérer et de repartir avec beaucoup d'envie pour la suite du bloc d'entraînement. Juin a été un mois placé sous le signe de la canicule, que j'ai tenté de mettre à profit pour améliorer ma tolérance à la chaleur. En vrac, j'ai aussi pu découvrir la course d'orientation à Vincennes, mais surtout engranger de l'expérience en montagne avec de belles sorties en Chartreuse autour de la Grande Sure.


Course d'orientation à Vincennes par grosse chaleur.
Ce milieu m'est de plus en plus familier, et les grosses pentes bien raides qui mettent plusieurs heures à être gravies me font de moins en moins peur. Je commence même à en redemander. Sur cette dernière semaine de juin, j'ai ainsi pu enchaîner deux sorties durant le week-end, pour un total de près de 60 km et 5 000 m D+ D-. Le tout par une chaleur relativement forte, sur des terrains techniques, et toujours armé de mes désormais fidèles sandales Panta Boreas, particulièrement adaptées à la pratique du trail en montagne. Tout cela est plutôt de bon augure pour la suite.
Un bébé chamois qui alaite sa maman en Chartreuse.
Concernant la stratégie low carb à glycogène bas, elle devient physiologiquement plus difficile à maintenir par forte chaleur. D'après mes recherches, cela s'explique par le fait que l'exercice sous stress thermique accélère la dégradation du glycogène musculaire, un phénomène médié par la hausse des catécholamines, l'élévation de la température musculaire et le recrutement accru de fibres de type II pour compenser la fatigue neuromusculaire (Fink et al., 19751 ; Febbraio, 20012). J'ai donc décidé d'y aller de manière plus instinctive sur ce point, en conservant le plus possible le jeûne intermittent et en apportant davantage de glucides lorsque mon corps en demande.
