Après une grosse phase de décharge, j'ai décidé de tenter de remettre un peu de volume sur la fin juillet. Mais entre la préparation de ma reprise d'études en STAPS en septembre, le développement du Locomotion Lab et mon travail de réflexion autour d'une présence plus professionnelle sur les réseaux sociaux, force est de constater que ma chasse d'eau est pleine (voir ce billet si le concept de chasse d'eau ne te parle pas).Cela s'est matérialisé par une tentative de sortie sur les 4x2000m de Chartreuse, la même qui m'avait mis en échec avant même de descendre de la voiture en octobre 2025. Cette fois-ci, j'ai réussi à m'y engager, avec la peur au ventre d'affronter la brèche Arnaud qui mène jusqu'à Chamechaude.

Cette brèche, réputée assez engagée, permet d'accéder au sommet de Chamechaude et se franchit généralement encordé·e et casqué·e. Je n'avais ni l'un ni l'autre et m'y suis présenté en sandales. Après un bref instant de régulation nerveuse, je m'y suis élancé. Le moment a été complètement incroyable. Je me suis senti épouser la roche et enchaîner les mouvements de manière fluide et instinctive, sans penser au danger, juste dans l'instant, en état de flow. Le même genre de sensations que je peux régulièrement ressentir lorsque j'escalade des arbres intimidants. D'ailleurs, mes progrès en mouvement primal cette année ne sont assurément pas étrangers à ce que j'ai vécu.

Malheureusement, et je l'ai compris bien plus tard, la chaleur eut raison de moi. Durant la montée qui menait au Grand Som, j'ai décidé de ne pas aller au bout de cette trace et de rentrer à ma voiture par un raccourci bien senti. Les sensations n'étaient pas bonnes, mes jambes ne répondaient pas, comme si elles manquaient d'oxygène pour avancer. Si la culpabilité de ne pas réussir à enchaîner les grosses semaines d'entraînement jusqu'au bout s'est fait ressentir, j'ai tenté de la chasser en me rappelant que je n'avais rien à prouver et qu'il valait souvent mieux faire l'entraînement juste plutôt que celui de trop. Ce jour-là, l'entraînement juste était de savoir s'arrêter avant d'aller trop loin.

Au passage, cette sortie a été l'occasion d'étrenner mon nouveau système de live tracking. Abondamment amélioré, celui-ci me permet désormais de partager l'aventure en direct via des messages, des vocaux, des photos et des vidéos directement transmis sur un journal de bord actualisé en continu sur le direct. Les personnes qui me suivent ont désormais la possibilité de m'envoyer un message que je recevrai sur un canal Telegram, ce qui me permettra de le consulter sans m'éparpiller sur toutes les applications de messagerie instantanée pendant mes futures aventures. L'essai a été très concluant, et l'archive de ce live 2.0 en version bêta est à retrouver ici, en plus du replay ci-dessous.